Du Festival IF 2020 à l’édition 2026 : six ans d’un parcours artistique

Ancien artiste programmé au Festival IF, Léo Merle y est revenu six ans plus tard en tant que témoin. Invité à partager son expérience lors d’un échange consacré au rôle des festivals dans un projet, il revient sur une étape fondatrice de son parcours et sur le rôle des rencontres dans sa construction en tant qu’ artiste.

2020 : la première carte de visite

IF 2020. Édition masquée. Jardin de la Roquille. C’est là que tout commence.

Je suis invité pour la première fois, dans un contexte où tout vacille, où chacun cherche des repères. Le Festival IF m’offre alors un espace rare : un lieu où l’on ouvre les yeux et les oreilles, où l’on prend le temps de découvrir les projets qui portent quelque chose.

C’est là que je rencontre Jérôme Quadri, futur réalisateur de mes captations live et photographe de confiance.

C’est au IF que je rencontre Laurent Montel, qui m’aidera à enrichir mon expression scénique.

Captation de mon concert à l’édition du IF 2020 – Crédits : J. Quadri

Ce soir-là, ce n’est pas seulement un spectacle.

C’est le début de quelque chose qui continuera de grandir au fil des années.

2026 : revenir pour témoigner

Aux côtés de Laurent Montel, j’écoute au premier rang avant de témoigner de mon parcours grâce et depuis le IF 2020. Crédits : Festival IF

Six ans plus tard, je suis invité à l’ouverture du Festival IF 2026.

Cette fois, je ne viens pas chanter. Je viens témoigner.

Je suis installé au premier rang. La nuit tombe sur le Clos des Arts.

Avant de parler, j’écoute. Les premières prises de parole. Les voix qui installent la soirée.

Quand vient mon tour, je raconte ce que le Festival IF a représenté dans mon parcours.

Un marqueur. Un point d’appui. Un lieu où l’individu trouve sa place dans le collectif… et où le collectif nourrit à son tour l’individu.

Dans un paysage culturel dense, où les artistes cherchent à être vus autant qu’entendus, le Festival IF offre un espace précieux : un lieu où les projets peuvent émerger, être accompagnés et rencontrer leur public.

Le film Avignon : pugnacité et doute

Après la table ronde, le film Avignon est projeté.

Il raconte avec justesse ce que beaucoup d’artistes connaissent : un parcours fait de conviction, de doutes, de détours et de persévérance.

On vise quelque chose. On l’atteint parfois autrement. Cette histoire fait écho à la mienne. Créer, c’est avancer. Chercher. Ajuster. Continuer.

Continuité et gratitude

Sur la photo prise lors cette soirée apparaissent Frédéric Tort, qui m’a fait confiance dès ma première participation, Simon Salomon, qui continue aujourd’hui de faire vivre le Festival IF, et Johann Dionnet, réalisateur du film Avignon.

Frédéric Tort, fondateur du IF, Johann Dionnet, réalisateur du film Avignon et Simon Salomon, directeur du IF (de g. à d.) – Crédit : Festival IF

Au-delà des visages, cette image raconte autre chose.

Elle parle de continuité. De transmission. De confiance.

Autant de valeurs qui permettent aux projets artistiques de grandir dans le temps.

Se construire par les autres

Le Festival IF est un lieu où l’on se construit grâce aux autres.

Un lieu où les rencontres deviennent parfois des collaborations. Où les échanges ouvrent de nouvelles perspectives.Où les projets prennent le temps de naître.

Revenir six ans plus tard, non plus comme artiste invité mais comme témoin d’un parcours, donne un autre sens à cette première participation.

Avec le recul, je mesure combien certaines rencontres peuvent influencer une trajectoire.

Parce qu’au fond, un artiste se construit rarement seul.

Et le Festival IF fait partie de ces lieux où naissent parfois les rencontres qui changeront la suite d’un parcours.

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