Paroles – Passage piéton

1 – Prince stellaire
2 – Printemps
3 – Passage piéton
4 – Ta joue posée sur mon épaule
5 – Le banc des amants
6 – Ecris-moi-le ce soir

Textes : Alain Domergue
Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Prince stellaire

Prince stellaire

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

A pas de géant, à la conquête de l’espace
Ultime voyage vers un monde sans fous
Où l'orgueil et l'égo n'ont pas de place
Seuls l’honneur, l’amour et le droit d’être debout

Vivre sur un astre sans signes délétères
Quant à l'aube les silences deviennent cris d'enfants
Où se mêlent mélancolies célestes aux chants solaires
Je veux des rires, de la joie, changer le sens des souffrants

Je serai de ce monde prince stellaire
A cultiver des baobabs pour nourrir mon mouton
Au coucher du soleil, de rêver à la terre
Au souvenir de ne plus voir tous ces milliers de…

Aux prophètes, je dois cet avenir sans guerre
Aux profits de nos choix, aux dépens des combats
Et si mes volcans vous semblent précaires
Je me défends à définir leurs débats

Ici les hommes ont tous un rêve
Qu’ils soient roi, vaniteux et le honteux d’être lui-même
Seul le riche et son droit de faire grève
A défendre les pauvres est devenu un emblème

Je serai de ce monde prince stellaire
A cultiver des baobabs pour nourrir mon mouton
Au coucher du soleil, de rêver à la terre
Au souvenir de ne plus voir tous ces milliers de cons

Adieu si l’essentiel est par les yeux
Adieu
Dès lors l’essentiel est par le cœur

A pas de géant, à la conquête de l’espace
Ultime voyage vers un monde sans fous
Où l'orgueil et l'égo n'ont pas de place
Seuls l’honneur, l’amour et le droit de ne plus être à genou

Printemps

Printemps

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Il ne sied à latence mais naissance reprends tes droits
Noble balbutiement, réveille les endormis
Même si l’essor est frêle, tu restes l’auteur de ces vies
Bienveillant aux croissances et ouvre leur tes bras

Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer
Il n’est utile de feindre que futiles prématurés
Ne pourront croitre que mutilés et meurtris
Pour laisser place à de plus beaux fruits

Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis
Au profit d’une pause, sous un soleil ardent,
Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis,
Oh tumulte, retrouve les indulgents,
Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps

Hâte-toi de faire fondre tous ces cristaux de glace
Ravis-moi ma genèse à faire renaître les torrents
Aux couleurs de nos fleurs de reprendre leur place
Dans ce manège, des quatre, tu es la sève, tu es le sang

Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer
Il n’est utile de feindre que futiles prématurés
Ne pourront croitre que mutilés et meurtris
Pour laisser place à de plus beaux fruits

Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis
Au profit d’une pause, sous un soleil ardent,
Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis,
Oh tumulte, retrouve les indulgents,
Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Il ne sied à latence mais naissance reprends tes droits

Passage piéton

Passage piéton

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Marcher sur ses p'tits petons
On trouve ça si facile
On trouve ça si mignon
Sûrs de nos savoirs habiles

Mais ces chemins sont durs à passer
Il faudra un jour les traverser
Qui dans son sommeil n'a pas rêvé
De les dévier sans cesse, sans danger

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Laisse-les se charmer par tous tes pourquoi
Laisse-les fondre au son de ta voix
Par tous tes pépés, mémés, papas, mamans
Sur nos brefs repos à trouver ça si charmant

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Ne laisse pas tes larmes au repos
Et tes rires le dimanche beaucoup trop tôt
Amuse-toi, amuse-nous,
A grimacer, agrippée à nos cous

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Prends tes jouets, ne les abandonne pas
Ils t’ont tant aimée, tu les as tant aimés
Même assise seule sur une île
Aux labyrinthes de nos si grandes villes

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Marcher sur ses p’tits petons
On trouve ça si facile

Ta Joue posée sur mon épaule

Ta Joue posée sur mon épaule

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Ta joue posée sur mon épaule
Une petite bise pour te faire rire
Sur mes genoux tu te reposes
Ton curieux regard n’est que plaisir

Si l’émotion m’emporte à bien vouloir te soutenir
Mes yeux ne sont plus là pour tes sourires
Tu joues de mes cheveux blancs
Laissés trop longs puis fais semblant

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

Sens-tu mes mains sur tes détresses
Tourmentée, nos souvenirs seront en toi
Si parfois tu penses qu'une journée est noire
Dis-toi que l'ambition peut être faite d'émotions

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

La source de ton langage
ne saurait-être que vérité
Grandis à l'écart de mes héritiers
mue à mes sens et de nos sages

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

Le banc des amants

Le banc des amants

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Sur le banc des amants
Ils se connurent à treize ans
Près du cimetière et du grand châtaigner
Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer

Il suffisait de rêver et de nous regarder
Devant les cortèges qui diminuaient

La grille est ouverte et les yeux sont brillants
Pour eux malheureux et pour nous amoureux
Qui lance des flèches à tous ces innocents

Le chemin est pentu et très caillouteux
En juillet, les jeux sont ouverts à toute autre pensée
Sur le banc des amants, les habits sont mouillés

Combattre les cortèges qui s'emplissent peu à peu
A de fausses défenses, à brider des débats
Par tous ces égoïsmes sans comprendre pourquoi

La grille est ouverte et les yeux sont brillants
Pour eux malheureux et pour nous amoureux
Qui attise les braises de tous ces feux ardents

Assis sur le banc des amants
A quatre-vingts ans sous le grand châtaignier
Pourquoi deux hommes ne pourraient-ils s'aimer ?

Sur le banc des amants nous sommes restés deux enfants
La grille est ouverte et tes yeux sont brillants
Ne sois pas malheureux, nous sommes toujours amants

Même derrière le mur du banc des amants
Nous serons toujours deux garçons s'aimant

Sur le banc des amants
Ils se connurent à treize ans
Près du cimetière et du grand châtaigner
Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer

Écris-moi-le ce soir

Écris-moi-le ce soir

Textes : Alain Domergue Musiques : Alain Domergue / Léo Merle

Ecris-moi le ce soir pour ne pas oublier 
Sombre et sobre à la foi, cet unique regard
Il m’a montré si seul, cet étrange reflet
Laissons faire le danger, laissons-le prendre part, laissons-le prendre part

Mes désirs sans lacune se jouent-ils de ton ombre
Ma soif est dans l’abysse, veux-tu que l’on y sombre
Aux visages oubliés, il ne reste que le tien
Au bien furtif trouble, à l’envie de nos mains, à l’envie de nos mains

Imaginons nos nuits, oublions les matins
Délaissons les journées et fuyons-les sans fin
N’appréhende pas ces hordes, le mépris des vauriens
Arrachons toutes ces cordes, découvrons-nous demain, découvrons-nous demain

Égaré sur les routes, je rejoins ton chemin
Ma vie n’a plus de doute, agitée par l’instinct
Si l’horizon s’éloigne, je te crie mon envie
Du sommet le plus haut, de sceller nos deux vies, de sceller nos deux vies

Le radeau des alliances s’est échoué sur nous deux
Libéré de méfiance, j’ai vu couler tes yeux
Partageons notre joie à voir grandir l’essentiel
Les parents, les amis seront tous éternels, seront tous éternels

Il se répand là dans mon cœur,
L’instant, l’instant du bonheur
Le premier cri, l’éveil
Il est là
Et vous, êtes-vous là
Et vous, êtes-vous là
Et vous, êtes-vous là
Et vous, êtes-vous là

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